Skyrim, The Witcher, Stardew : et si les plantes que vous cueillez en jeu existaient vraiment ?

Dans Skyrim, vous ramassez des fleurs pour distiller des potions. Dans The Witcher, vous récoltez des herbes pour les décoctions de Geralt. Dans Stardew Valley, vous fouillez le sous-bois à chaque saison pour y trouver de quoi manger. Cette petite boucle de cueillette est l’un des plaisirs les plus anciens du jeu vidéo – et c’est l’écho numérique d’un geste bien réel, que l’humanité pratique depuis la nuit des temps : ramasser des plantes sauvages comestibles. Et souvent, celles de vos jeux existent pour de vrai.

Skyrim, The Witcher : l’alchimie, ou la cueillette version fantasy

Dans les jeux de rôle, la cueillette porte un nom noble : l’alchimie. On glane des ingrédients au fil des chemins, on les combine sur une table, et l’on obtient soin, force ou invisibilité. The Elder Scrolls V: Skyrim en a fait une mécanique culte, où se mêlent des noms de plantes bien réels – lavande, genévrier, chardon – et d’autres purement inventés. The Witcher 3 pousse le réalisme plus loin : Geralt cueille de la chélidoine, de la verveine ou du houblon, des plantes qui existent vraiment et que les herboristes utilisent depuis des siècles. Derrière le vernis fantasy, ces jeux ne font que rejouer l’herboristerie.

Stardew Valley : quand le jeu ramasse de vraies comestibles

Certains jeux ne s’embarrassent même pas de noms inventés. Dans Stardew Valley, la cueillette saisonnière vous fait ramasser du pissenlit et du poireau sauvage au printemps, des mûres et des noisettes à l’automne – exactement les plantes qu’un cueilleur récolte pour de bon dans nos campagnes. On retrouve la même logique dans la cuisine de Zelda: Breath of the Wild ou dans l’herboristerie de Red Dead Redemption 2. La cueillette est devenue un pan entier du jeu vidéo, au point que des médias pop culture comme Geek Planet en suivent chaque nouvelle déclinaison.

Ail des ours en fleurs dans un sous-bois
L’ail des ours, vedette de la cueillette de printemps – mais ses sosies (muguet, colchique) sont toxiques, parfois mortels.

Le vrai jeu se joue dehors – mais sans bouton « recharger »

Il y a pourtant une différence de taille entre la manette et le panier. Dans un jeu, ramasser la mauvaise plante n’a aucune conséquence : au pire, la potion rate. Dans la vraie vie, la cueillette obéit à une règle qu’aucun jeu n’applique – une erreur d’identification ne se recharge pas. L’ail des ours, star des cueillettes de printemps, ressemble à s’y méprendre au muguet et au colchique, tous deux toxiques et parfois mortels. C’est là que le jeu s’arrête et que le savoir commence : savoir reconnaître, avec certitude, ce que l’on met dans son panier.

C’est justement ce que nous vous aidons à faire. Avant de « jouer » pour de vrai, apprenez à identifier les bonnes espèces sur nos fiches de plantes comestibles, et découvrez ce qui pousse près de chez vous. La cueillette est un jeu formidable – à condition d’en connaître les règles.